Musée de Grenoble

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Parc de sculptures

L'esplanade François-Mitterrand et le parc Albert-Michallon accueillent dans un site exceptionnel un ensemble de quinze sculptures, prolongement en plein air des salles du musée consacrées à l'art du XXe siècle. Depuis 1988, le parc de sculptures s'est, en effet, progressivement développé dans cet espace de 16.000 m², magnifiquement planté de grands arbres et d'espèces rares intégrant aussi les vestiges de l'un des murs d'enceinte de la ville.

Expression contemporaine des jardins de sculptures nés au XVIe siècle, le parc de sculptures du musée constitue, grâce aux œuvres qui y sont implantées et la richesse de sa végétation, le lieu privilégié d'une  rencontre entre l'art et la nature.

Itinéraire en 15 étapes

Devant le parvis du musée, la sculpture monumentale d'Alexander Calder, Monsieur Loyal, accueille les visiteurs tandis que quelques pas plus loin, la structure d'acier de Mark Di Suvero, Etoile polaire, jaillit dans un extraordinaire élan vers le ciel, sa flèche culminant à plus de 20 mètres de hauteur. Près de la Tour de l'Isle, édifice de la fin du XIVe siècle et devant les arcades des murs de fortifications apparaît la délicate silhouette de Jeune fille debout, sculpture en bronze de Marcel Gimond.

En longeant l'Isère et la façade arrière du musée, Duna, sculpture de Marta Pan, constituée de cinq disques de granit rose adossés les uns aux autres, symbolise le Danube et ses affluents. Puis Orphée, œuvre en bronze d'Ossip Zadkine, émerge d'un environnement d'arbres qui lui ressemblent.

A l'extrémité de la douve, face à la grande salle du musée, Transit West (for the 36 Albanians…), de Richard Nonas, sculpture formée de six poutres d'acier corten disposées en triangles, fait écho au groupe des trois arbres qui l'enserrent.

En remontant vers le talus, l'œuvre d'Eduardo Chillida, Zuhaitz, "arbre" d'acier corten au tronc puissant, d’où naît seulement l'amorce de branches, prépare la rencontre sur cette même ligne de faîte, de la sculpture d'Eugène Dodeigne, Couple, dont les formes taillées imposent leur monumentalité.

En contrebas, l'effigie en bronze de Robert Wlérick, Femme nue debout, Rolande, offre sa sensualité dans un espace plus ouvert.

Plus loin, face à l'Isère, George Rickey a implanté Conversation, œuvre en acier inoxydable, dont les parties hautes fixées à un mat, mais mobiles sont dans un mouvement incessant "une réponse au vent" et "à la lumière".

Dans l'angle nord du jardin, la sculpture Monoforme 26 de Gottfried Honegger, dont les éléments modulaires reprennent le principe de l'arc de triomphe, ouvre sur les montagnes de la Chartreuse.

Le parcours conduit ensuite vers un groupe de résineux, où La Grande vague de Morice Lipsi a trouvé sa place, forme dense et vigoureuse taillée dans le granit rosé.

En surplomb et face à la douve, Trois lignes  indéterminées, de Bernar Venet, affirme la légèreté et la souplesse illusoires de ces poutres d'acier tordues en spirale.

A l'angle de la douve, la puissante construction d'Anthony Caro le Chant des montagnes s'appuie sur le mur ; mais l'effet de pesanteur, accru par la descente "en cascades" des plaques d'acier corten se trouve contredit par une ouverture sous la sculpture.