Musée de Grenoble

Les 20 ans

Accueil > Les collections > Les œuvres > XVIIe > Caravagisme oblige !

Caravagisme oblige !

Dans le cadre de l’organisme de coopération franco-américaine FRAME (French Regional American Museum Exchange), le musée Fabre de Montpellier et le musée des Augustins de Toulouse s’associent au Los Angeles County Museum of Art et au Wadsworth Atheneum Museum of Art de Hartford pour présenter une exposition exceptionnelle consacrée au Caravagisme européen.

C’est une sélection de chefs-d’oeuvre, de Caravage à Rembrandt ou Georges de La Tour, rarement prêtés, qui est dévoilée aux publics européen et américain, grâce à la coopération d’institutions internationales aussi prestigieuses que le musée du Louvre, la National Gallery de Londres, le Palais Pitti à Florence, le musée du Prado à Madrid... mais aussi le musée de Grenoble !


Montpellier et Toulouse, les deux grandes villes de l’ancienne région du Languedoc sensible au Caravagisme au début du XVIIe siècle, avaient toute légitimité à être à l’origine de cette exposition. Les deux musées français présentent simultanément les volets complémentaires d’une exposition conçue comme un diptyque : au musée Fabre de Montpellier, Le Caravagisme italien, français et espagnol : Caravage, ses premiers suiveurs (Gentileschi, Manfredi...), puis son influence sur l’école espagnole (Ribera, Velásquez, Zurbarán) et française (Valentin, Vouet…), jusqu’au peintre de la réalité Georges de La Tour ; au musée des Augustins de Toulouse, Le Caravagisme nordique, flamand et hollandais : des pionniers qui firent le voyage en Italie (Honthorst, Seghers, Stom, Sweerts…) à ceux qu’ils influencèrent comme Jordaens et Rembrandt.

Cavallino qui naît six ans après la disparition de Caravage ne fait pas partie des peintres caravagesques de la première heure, cependant on peut déceler l'influence du maître dans la "manière ténébreuse" adoptée pour le tableau que le musée de Grenoble a  prêté pour quatre mois à Montpellier, Christ mort. Cette huile sur toile de petit format (35x43 cm) montre le Christ, gisant à même le sol, dans une posture pourtant élégante et naturelle, significative de l'aptitude de Cavallino à créer des œuvres délicates, sans mièvrerie ni afféterie. 

Au musée des Augustins de Toulouse, le musée de Grenoble a prêté une huile sur toile de Paulus Moreelse, peintre et architecte utrechtois (Pays-Bas), principalement connu pour son activité de portraitiste.  Jeune bergère présente une jeune femme en buste coiffée d'un chapeau de paille fleuri fortement incliné et vêtue d'un gilet et d'une chemise blanche dont le col délacé laisse apparaître son sein gauche.