Musée de Grenoble

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Fantin-Latour. A fleur de peau

du 18 mars au 18 juin 2017

Réalisée par la Réunion des Musées nationaux – Grand Palais en collaboration avec le musée d’Orsay, cette rétrospective de l’œuvre d’Henri Fantin-Latour, qui est présentée au musée du Luxembourg du 14 septembre 2016 au 12 février 2017, permet au musée de Grenoble de rendre hommage au plus célèbre peintre d’origine grenobloise du XIXe siècle.

Déjà, en 2004 pour commémorer le centième anniversaire de sa disparition, le musée avait présenté dans la tour de l’Isle, une exposition du fonds de dessins légué par la veuve de l’artiste. Aujourd’hui c’est une manifestation d’une toute autre envergure qui lui est consacrée, et permet de mettre en lumière, ce qui par-delà l’évidence de ses admirables bouquets de fleurs et de ses fascinants portraits, fait de Fantin-Latour un artiste résolument singulier en même temps qu’en parfaite résonnance avec son époque.

Suivant un plan chronologique, l’exposition commence par les œuvres de jeunesse de l’artiste, en particulier les troublants autoportraits qu’il réalise dans les années 1850-1860. Confiné dans l’atelier, Fantin-Latour trouve alors ses sources d’inspiration au cœur de son intimité : modèles captifs, ses deux soeurs sont mises en scène en liseuses ou en brodeuses, tandis que les natures mortes savamment composées des années 1860 révèlent, déjà, les qualités d’observation exceptionnelles du jeune artiste.

Suit la décennie 1864-1874, période charnière dans le travail de Fantin-Latour. C’est durant ces années qu’il réalise ses plus fameux portraits de groupe, Coin de table, immortalisant le couple Verlaine-Rimbaud et Un atelier aux Batignolles, un hommage à Manet et à la jeune génération d’artistes dont il fait partie. Il déploie par ailleurs son talent de peintre de fleurs, un sujet qui tend à occuper l’essentiel de son activité.

La troisième partie de l’exposition présente les séries de natures mortes et de portraits que l’artiste réalise jusqu’en 1890. À l’exception des portraits de commande, qui se raréfient peu à peu dans son œuvre, il qualifie lui-même la plupart de ces toiles d’« études d’après nature ». Les somptueuses natures mortes de fleurs qu’il brosse alors par dizaines témoignent d’un talent rare dans la composition des bouquets autant que d’une exceptionnelle virtuosité dans le rendu des matières. Ses portraits, qu’ils soient posés ou plus intimistes, illustrent eux aussi un sens aigu de l’observation.

Peu à peu, l’artiste se lasse cependant des portraits et des natures mortes et se tourne vers les œuvres dites « d’imagination » qui occupent une part croissante dans son œuvre au fil des années. Inspirées par des sujets mythologiques ou odes à la beauté du corps féminin sous couvert de chastes allégories, ces œuvres révèlent un visage moins connu de l’artiste. Entre l’austérité des portraits familiaux, la richesse des natures mortes et la féerie des tableaux d’imagination se dessine ainsi un personnage tout en nuances et à la personnalité complexe.

Par ailleurs, l’exposition met en lumière le processus créatif de Fantin-Latour en consacrant une salle qui, centrée sur L’Anniversaire peint en 1876, présente en parallèle peintures, dessins et lithographies retravaillées à de nombreuses reprises. Cette rétrospective est enfin l’occasion de dévoiler au public un corpus de photographies inédit, véritable répertoire de formes pour l’artiste.


Exposition "Fantin Latour.A fleur de peau" au... par publicsenat