Musée de Grenoble

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Antiquités > XVIe siècle

Le musée de Grenoble est classé parmi les musées de beaux-arts tant sa collection est importante dans ce domaine. Toutefois, il possède un fonds remarquable d'antiquités, égyptiennes mais également grecques et étrusques. La collection de beaux-arts, débute avec une peinture italienne de la fin du XIIIe siècle qui voisine avec des œuvres allant jusqu'au XVIe siècle.

Hercule, Italie, avant 1600

Trois grands ensembles se dégagent de la collection d'antiquités égyptiennes. Tout d'abord une sélection de bas-reliefs issus de temples qui sont de beaux exemples de l'architecture du Nouvel Empire et de l'art pharaonique, des stèles dont celle du vizir d'Ouser, d'une exécution remarquable et la célèbre stèle royale de Ramsès II dite stèle de Kouban. Un autre point fort de la collection est composé de cercueils qui appartiennent à la période tardive de la 21ème dynastie. Par la finesse de leur exécution et leur richesse iconographique inégalée, ces cercueils comptent parmi les plus intéressants de cette période, en particulier celui de Psamétik. Enfin, un lot d'objets funéraires ou de la vie quotidienne (oushebti, amulettes, vases…) permettent de mieux connaître cette civilisation.

Depuis 2010, à l'issue d'une restauration et d'une étude pluridisciplinaire, publiée en 2012, une "momie" d'époque copte provenant d'Antinoé est exposée avec son trousseau funéraire.

Le musée possède également des céramiques antiques, grecques et étrusques, qui pour la plupart proviennent de la collection du marquis de Campana constituée au cours du XIXe siècle. Ce riche amateur finança de nombreuses fouilles sur des sites de nécropoles étrusques, surtout à Cerveteri à proximité de Rome, où se trouvaient des céramiques de production locale et d'autres, plus luxueuses, d'origine grecque.

Dans la première salle dédiée aux peintures et aux sculptures sont exposées des œuvres qui toutes appartiennent à l'école italienne. A la suite de la plus ancienne peinture du musée, Sainte Lucie attribuée à Jacopo Torriti, figure à l'esthétique encore byzantine et de quelques beaux primitifs, on atteint vite la Renaissance à laquelle se rattachent plusieurs œuvres majeures. Du Pérugin à Cesare da Sesto, dont Le Christ portant sa croix est empreint de l'influence de Léonard de Vinci, de Vasari aux deux chefs-d'œuvre de Véronèse, Le Christ rencontrant la femme et les fils de Zébédée peint pour l'église Santa Maria  Maggiore de Venise et provenant des collections de Louis XIV, et le Noli me tangere acquis par le département de l'Isère en 1799, l'art italien est ici représenté avec finesse et diversité. Au cœur de ces peintures, une sculpture en bronze qui date de la renaissance, représente Hercule, un des héros de la mythologie antique.

Les mystères de la Prophétesse d'Antinoé

Les résultats de l'étude scientifique conduite sur la Prophétesse d'Antinoé, paraissent aujourd'hui dans un précieux catalogue qui ne lève pas pour autant tous les mystères de la momie.

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