Musée de Grenoble

Les 20 ans

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XIXe siècle

De l'académisme persistant à l'impressionnisme en passant par le romantisme et le réalisme, la collection XIXe du musée est représentative de toutes les tendances de ce siècle. Grands et petits formats se partagent l'espace de neuf salles dont deux sont dédiées à la sculpture, bénéficiant d'un éclairage latéral qui met en valeur les volumes.



INGRES, Tête de la Grande Odalisque, 1814

Le néoclassicisme est illustré par une suite de portraits, ceux exécutés par Jean-Auguste Dominique Ingres, la Tête de la grande odalisque et le Portrait d'Isabelle Hitthorf, le Portrait de Benjamin Rolland de Girodet ou encore dans un autre registre, par le grand tableau allégorique Flore caressée par Zéphyr du Baron François. La peinture troubadour est représentée par une belle série d'œuvres qui précèdent les grandes compositions académiques dont le colossal triptyque de Lecomte de Noüy, Homère mendiant.

L'Autoportrait d'Ary Scheffer, Roger délivrant Angélique d'Eugène Delacroix et Lac en Ecosse après l'orage de Gustave Doré incarnent bien l'idéal romantique.

Le groupe d'œuvres d'Henri Fantin-Latour constitue un temps fort de la peinture de la seconde moitié du siècle. Le Bouquet de fiançailles, le Portrait de Louise Riesener et L'Anniversaire en sont des témoignages célèbres. Quelques œuvres impressionnistes viennent clore la période, dont en particulier un beau Portrait de Madeleine Bernard signé Paul Gauguin, un paysage délicat, Vue de Montmartre depuis la Cité des Batignolles d'Alfred Sisley et une vue magnifiquement décomposée de L'Etang de Giverny de Claude Monet. L'œuvre peinte par Félix Vallotton en 1897, Femme nue assise dans un fauteuil, assure une transition vers la modernité.

La collection de sculptures redécouvre l'Antiquité et idéalise la forme pure. Le souci d'exprimer la beauté trouve ainsi son expression dans le néoclassicisme parfaitement incarné par Leucothoé et Bacchus d'Augustin Dumont, Angélique au rocher de François Truphème  et surtout par la magnifique Phryné de James Pradier dont les formes pleines et suggestives témoignent néanmoins d'un réalisme puissant. La Chanteuse de Joseph Bernard à la césure du siècle ouvre une voie indépendante avec ce buste puissant aux formes simplifiées et à l'expression presque extatique.

Une place est faite aussi à la création des artistes dauphinois qui ont su montrer la spécificité du paysage de la région grenobloise comme les peintures d'Achard et celle de la montagne dans de grandes toiles dont Le Lac de l'Eychauda de Laurent Guétal. La sculpture est aussi représentée avec des œuvres d'Urbain Basset, Henri Ding et de Victor Sappey.