Musée de Grenoble

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Arts graphiques

Les conservateurs du musée, depuis sa fondation jusqu'à la fin du XIXe siècle, ont accordé une place privilégiée au dessin participant ainsi à la constitution d'un fonds de dessins anciens, riche aujourd'hui de plus de cinq mille feuilles. A ce fonds initial s'ajoute depuis le XXe siècle un très riche ensemble d'œuvres modernes et contemporaines.





Le fonds de dessins anciens s'est essentiellement agrandi grâce à un amateur éclairé grenoblois, Léonce Mesnard, qui amassa une collection considérable de tableaux, d'objets d'art et de dessins dont une grande partie fut léguée au musée en 1890. L'éclectisme de ses choix a doté le musée d'un ensemble de près de huit cent cinquante dessins italiens avec des feuilles de grands maîtres, d'autres des écoles du Nord comprenant également des œuvres de qualité. Pour l'école française, le XVIIe siècle compte environ cent trente feuilles tandis que le XVIIIe siècle, avec près de cinq cent cinquante pièces, explose tant en nombres d'artistes que dans la variété des genres. Les quelques mille sept cents dessins qui constituent le fonds du XIXe siècle comprend des ensembles comme celui des dessins de Delacroix dont le musée conserve des paysages, des études de personnages, des dessins préparatoires ou celui des dessins de Fantin-Latour dont la veuve de l'artiste fit don au musée en 1904.

Les arts graphiques sont très bien représentés au XXe siècle : environ mille trois cents dessins dont l'origine est due, pour une grande part, à des dons d'artistes ou de collectionneurs parmi lesquels des œuvres de Picasso, Matisse, Miró.

Cet ensemble, composé à la fois de dessins anciens, modernes et contemporains, place le cabinet d'arts graphiques du musée de Grenoble parmi les plus importants dans ce domaine.

Mise en ligne des dessins italiens

En 2006, le musée de Grenoble lançait, avec l’aide des meilleurs spécialistes du domaine, un vaste programme de recherche sur ses dessins anciens. En 2010, 2011 et 2014, trois expositions –respectivement consacrées aux dessins italiens, français et nordiques –, étaient accompagnées de catalogues proposant une étude approfondie des cent-quinze plus belles feuilles de chaque domaine. Aujourd’hui, ce sont les dessins XIXe siècle qui font l’objet de la même attention. Pour donner une visibilité à l’ensemble qui comprend environ cinq mille numéros, la meilleure solution est encore la mise en ligne progressive des dessins, au fur et à mesure de leur étude. La première base à voir le jour est celle des dessins italiens.

Consulter la base en ligne des dessins italiens