Musée de Grenoble

Accueil > Actualités

HOMMAGE A JULES FLANDRIN

À l’occasion des fêtes de fin d’année, le musée présente de manière inédite les œuvres de Jules Flandrin reçues en don en 2016 : un ensemble de 6 tableaux dont 5 offerts par les Amis du musée. Avec cet accrochage, le musée rend hommage à l'artiste dauphinois et salue la générosité des Amis du musée qui fêteront leur 30 ans en janvier 2018.

Femme au bouquet devant le MoucherotteVoir l'image en grand Femme au bouquet devant le Moucherotte (Jacqueline Marval), vers 1897, carton sur toile Don de l’Association des Amis du musée de Grenoble, 2016

Un don important des Amis du musée

Grâce à la générosité de la Société des amis de Grenoble, le musée a eu la chance d’acquérir cinq peintures provenant de la famille de l’artiste. Elles viennent compléter la collection des oeuvres de Flandrin par des thèmes jusqu’alors peu représentés : deux autoportraits et trois portraits de ses proches. Réalisés entre 1897 et 1924, ces tableaux permettent d’observer l’évolution de la palette du peintre, sa touche sensible, le passage d’un style enlevé marqué par les Nabis et les Fauves à une manière plus réaliste durant la période de l’entre-deux-guerres.

Une sixième oeuvre

La même année, Alain et Henri Doriol ont également fait don au musée d’un très beau paysage mythologique, Homère et les bergers, qui vient enrichir cet ensemble.
Restaurés, les six tableaux sont enfin prêts à être dévoilés au public grenoblois ! Ils seront présentés jusqu'au 20 mars 2018 dans l'espace Andry-Farcy.
En réalisant cet accrochage, le musée souhaite saluer la mémoire de l'artiste.

Flandrin, un artiste moderne grenoblois

Né à Corenc, près de Grenoble, Jules Flandrin resta sa vie durant attaché à sa région natale même si l’essentiel de sa carrière artistique se déroula à Paris. En 1895, il entre dans l’atelier de Gustave Moreau à l’École nationale des Beaux-arts et devient l’ami de Matisse, Marquet, Rouault et Camoin, les futurs fauves. Familier du Salon des Indépendants et du Salon d’automne, Flandrin se passionne durant les années 1910-1920 pour le spectacle des rues parisiennes (La Madeleine, 1912, Notre Dame, 1919, Le Pont Neuf, 1922 et 1924). Savamment composées, ses peintures reflètent alors tant sa connaissance des maîtres anciens découverts en Italie que sa proximité avec le fauvisme. L’artiste voit régulièrement ses œuvres montrées à la galerie Druet jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, qui interrompt brutalement sa carrière artistique.

Flandrin et le musée de Grenoble
Jules Flandrin a joué un rôle tout particulier dans la constitution de la collection moderne de Grenoble. C’est par son intermédiaire mais aussi grâce à Jacqueline Marval que le conservateur Andry-Farcy fait la connaissance de Picasso en 1911 et de Matisse en 1920. Le musée de Grenoble possède ainsi aujourd’hui 31 œuvres de l’artiste dont 24 peintures et un ensemble remarquable de lettres et documents d’archives.