Musée de Grenoble

Les 20 ans

A la suite d'Andry-Farcy, tous les conservateurs se sont attachés à poursuivre la politique d'acquisition en direction de l'art contemporain avec, à partir des années 70, une ouverture vers l'art international, qui continue de placer Grenoble parmi les premiers musées d'art contemporain européens.





Thomas SCHÜTTE, Untittled (Blue Head), 2002

Sol LEWITT

White Five Part Modular Piece, 1971

Sol LeWitt est avec Carl Andre, Dan Flavin, Donald Judd et Robert Morris, l'un des acteurs les plus représentatifs du Minimal Art. En exploitant toutes les combinaisons possibles à partir d'un module de base, il conçoit des variations en deux ou trois dimensions dont il confie la réalisation à un fabricant ou à ses collaborateurs.
White Five-Part Modular Piece est un ensemble de cinq cubes blancs aux parois évidées, dont l'arête mesure 1,60 m et qui sont disposés en quinconce. Cette structure modulaire et sérielle est caractéristique de l'œuvre de Sol LeWitt depuis les années 1965 : utilisation systématique de la ligne – horizontale, verticale, oblique -, du carré et par extension du volume, du cube démultiplié selon un schéma d'organisation plus ou moins complexe, enfin de la couleur blanche qui recouvre un matériau neutre et lisse. Ces données primaires décrivent une forme sans anecdote, sans recherche d'effet esthétique qui est typique de l'art minimal. Les structures de Sol LeWitt mobilisent la totalité de l'espace dans lequel elles s'installent : espace intérieur signifié par les arêtes des cubes et l'environnement (sol, plafond, cimaises). Leur transparence permet un passage constant de l'un à l'autre, rythmé par l'alternance des verticales et des horizontales projetées dans les trois directions. L'observateur, confronté à une œuvre qui demeure toujours à échelle humaine, la voit se modifier ainsi que son environnement, en fonction de ses déplacements.

Sol LEWITT

(Hartford, 1928 - New York, 2007)

White Five Part Modular Piece, 1971

Acier peint

157 x 725 x 236 cm

Achat à la Galerie Yvon Lambert en 1973

© ADAGP

© Musée de Grenoble