Musée de Grenoble

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Grenoble et ses artistes au XIXe siècle

Le musée de Grenoble présente du 27 mai au 25 octobre 2020 une exposition intitulée "Grenoble et ses artistes au XIXe siècle".

Image : Jean-Alexis ACHARD, Vue de Grenoble, vue prise du quai de la Graille, (détail), 1837

Ce que vous allez découvrir...

Composée de cent cinquante oeuvres et documents, cette manifestation s’appuie sur la riche collection du musée pour étudier, pour la première fois, une période clé de la vie artistique dans la capitale des Alpes. Celle-ci a souvent été résumée à son école de paysage de montagne. Néanmoins, même si l’on peut considérer qu’elle représente sans aucun doute la part la plus originale de la production artistique grenobloise de cette période, il n’en demeure pas moins que d’autres courants se sont aussi affirmés tout au long du siècle, dont l’intérêt et la qualité constituent une des révélations de cette exposition.

Cette dernière commence par une évocation du contexte institutionnel qui a favorisé l’émergence et l’épanouissement de nombreux peintres et sculpteurs, de même que la structuration de leur parcours académique. En effet, au début du XIXe siècle, Grenoble, à l’image d’autres villes françaises, se dote d’institutions artistiques permettant notamment la formation de jeunes artistes et artisans. Inspirés et stimulés par quelques enseignants charismatiques, beaucoup de ces jeunes complètent leur cursus à Paris, capitale des arts et jalon essentiel pour débuter une carrière professionnelle. Les plus talentueux tentent le prix de Rome pour bénéficier d’une formation de trois années en Italie. Presque tous effectuent cependant ce périple ultramontain pour son caractère initiatique qui marque un temps fort dans l’apprentissage et la construction du goût. La plupart de ces artistes revient ensuite à Grenoble et participent de l’effervescence artistique de la ville.

L'Atelier de Cabanel ; Louis-Joseph JayVoir l'image en grand L'Atelier de Cabanel par Tancrède Bastet ; Portrait de Louis-Joseph Jay par Jacques-Auguste Pajou

Un ensemble de portraits et d’autoportraits permet d’approcher au plus près ces créateurs dont les noms conservent un caractère familier grâce aux plaques des rues et des places de Grenoble. Les liens interpersonnels sont importants, et en dehors des périodes studieuses et souvent solitaires de création, ils organisent des rencontres amicales et festives ouvertes aux autres arts et aux amateurs éclairés par le biais de la société de La Pogne et celle du Gratin notamment.

Jean Achard, Ernest Hébert, La Vénus de la PogneVoir l'image en grand Jean Achard par Henri Ding, Autoportrait d'Ernest Hébert, La Vénus de la Pogne d'Henri Ding

L’exposition offre ensuite une déambulation à travers peintures et sculptures permettant de saisir ce qui caractérise l’art de ce siècle en Isère. Ainsi, Alexandre Debelle donne ses lettres de noblesse à la peinture d’histoire dauphinoise, avec notamment L’Entrée de Napoléon à Grenoble en 1815 qu’il peint en 1840. La scène de genre tend par ailleurs à se développer, mettant en scène les aspects originaux de la vie paysanne dans les Alpes. De même, les portraits, très en vogue parmi les élites, sont alors une source de revenu non négligeable pour les artistes.

L'Entrée de Napoléon à Grenoble en 1815 ; La Porte closeVoir l'image en grand L'Entrée de Napoléon à Grenoble en 1815 par Alexandre Debelle ; La Porte close par Diodore Rahoult

Enfin, l’art du paysage qui s’attache dans un premier temps à représenter Grenoble et ses alentours, connaît un succès croissant. Louis-Joseph Jay, fondateur du musée et pédagogue inspiré, proposait déjà, dès la fin du XVIIIe siècle, une classe de paysage à l’École centrale car, disait-il, il est « essentiel à être enseigné dans un département où la nature abonde en sites pittoresques. »

Laurent Guétal ; Jean AchardVoir l'image en grand Effet de neige au Rondeau (détail) par Laurent Guétal ; Vue de Grenoble (détail) par Jean Achard

Avec le développement économique et démographique de la ville durant la seconde partie du siècle, on observe ensuite comment l’art s’inscrit aussi dans la ville en pleine mutation et s’offre au regard de tous dans les églises, sur les façades sculptées des nouveaux bâtiments (préfecture, musée…), dans les jardins publics et au centre des places avec des statues de personnalités historiques et sur les fontaines (fontaine du Dauphin par Sappey, fontaine des Trois-Ordres par Ding…).

Entrée du Grand Hotel ; Château d'eau LavaletteVoir l'image en grand Entrée du Grand Hotel par Henri Ding ; Château d'eau Lavalette

En contrepoint, l’appel de la nature vierge, l’exaltation du territoire, avec ses montagnes majestueuses environnant la ville, ouvre une voie royale à l’épanouissement d’une école du paysage dauphinois, dont le sommet inégalé demeure Le Lac de l’Eychauda de l’abbé Guétal.

Edouard Brun ; Charles BertierVoir l'image en grand Le Lac Merlat et la Grande Lauzière par Edouard Brun ; Entre deux pluies, lac Robert par Charles Bertier

Le parcours se conclut à l’orée du XXe siècle en évoquant les aspirations d’une nouvelle génération d’artistes pour des horizons inédits qui les conduisent bien au-delà des sommets enneigés des Alpes...

Grenoble et ses artistes
au XIXe siècle • 27 mai - 25 octobre 2020

Commissariat :
Commissariat général : Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble
Commissariat : Valérie Huss, conservatrice du patrimoine
Assistante d’exposition : Candice Humbert, docteure en histoire de l’art
Catalogue sous la direction de Valérie Huss
Scénographie :
Sophie Couëlle, scénographe
Alix Boullenger, designer graphique

Réservation Groupe

Réservations groupe pour l'exposition Grenoble et ses artistes au XIXe siècle auprès de Nathalie Guittat : au 04 76 63 44 46.

Permanences téléphoniques :

Les lundi, mardi et vendredi de 14h à 16h30 et les mercredi et jeudi de 9h30 à 12h