La collection XVIIIe siècle

La collection de peintures du XVIIIe siècle comporte essentiellement des œuvres françaises, mais également un bel ensemble de peintures italiennes.

À cette époque les genres sont soigneusement hiérarchisés : au sommet de la pyramide,  la peinture d'histoire comprend les sujets religieux et mythologiques, en-dessous se placent le portrait et le paysage et enfin, tout en bas,  la scène de genre et la nature morte. Le portrait connaît un âge d'or et développe une approche souvent plus psychologique des individus. Le musée de Grenoble en offre une belle « galerie », permettant d'apprécier l'évolution de la mode. Si les commandes de portraits d’apparat restent prépondérantes, l'intimité gagne ses lettres de noblesse et les représentations de la famille et de l'enfance se multiplient. Ce goût nouveau naît d'une évolution de la société, la bourgeoisie est en pleine ascension. Les philosophes du Siècle des Lumières inventent le concept du « bonheur ». La peinture et les arts s'en trouvent transformés peu à peu dans leurs thèmes.

La peinture de genre, qui reçoit sa dénomination seulement à la fin du XVIIIe siècle,  reproduit des scènes de la vie quotidienne ou des sujets de mœurs.

Le clergé joue toujours un rôle important de commanditaire, de même que l’Église qui œuvre pour le maintien en France du « grand goût », celui des scènes sacrées et mouvementées au format monumental.

La manufacture des Gobelins, fondée en 1662 par Colbert, fait également appel aux meilleurs artistes du temps pour la réalisation des ses précieuses tentures, reproduisant de grandes compositions historiques, inspirées de la mythologie ou de la littérature.

Les musées français, riches en tableaux italiens du XVIIe siècle, possèdent moins d’œuvres du siècle suivant. Pourtant, l'abondance et la variété de la peinture italienne du settecento sont exceptionnelles, quels que soient les genres abordés. Avec Canaletto, la collection du musée comporte un véritable chef-d’œuvre de l’art italien.

  • Portrait de Jean Pupil de Craponne

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Nicolas de LARGILLIÈRE
    Date : 1708
    Dimension : 92,5 x 74,8 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Achat par la Ville en 1833
    Localisation : SA11 - Salle 11

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    Considéré comme l'un des plus grands portraitistes du règne de Louis XIV et de la Régence, Largillière aurait réalisé plus de mille effigies de ses contemporains. Réputé pour sa représentation fidèle du modèle, il accordait une place primordiale à la vérité psychologique.

    Jean Pupil de Craponne, seigneur dans le lyonnais, est un homme d'âge mûr et de belle prestance. Sur un fond bleu-nuit et des frondaisons aux rousseurs d'automne, il arbore une expression mi- sérieuse mi- amusée, le regard plein d'esprit. Placé dans une posture simple, la tête ornée d'une impressionnante perruque cendrée, il est vêtu d'un ample manteau aux reflets moirés. La virtuosité de la touche et la qualité des couleurs font de ce tableau l'un des plus brillants portraits masculin du peintre. Le musée possède également de la main de cet artiste un portrait de femme, dite Elisabeth de Beauharnais.

  • Le Comte Pierre-Jean de Bourcet et sa famille

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Charles-Paul LANDON
    Date : 1791
    Dimension : 97 x 130 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Legs Mme Ponson Rochon née Froment de Champlagarde en 1902
    Localisation : SA11 - Salle 11

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    Peintre de sujets mythologiques et allégoriques, Landon fut conservateur des tableaux des musées Royaux. Cette peinture représente le comte Pierre-Jean de Bourcet en compagnie de son fils aîné, de sa femme et de leurs trois filles. Dans cette composition la moitié gauche est chargée de symboles et de souvenirs du passé. Dans la partie droite, d’autres symboles plus modernes mais aussi fragiles, sont peut-être une référence à l'avenir aristocratique incertain. Peinte l'année de la suspension du roi, cette œuvre suggère peut-être également aussi la disparition de la monarchie.

  • Les Accords

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Michel Nicolas Bernard LÉPICIÉ
    Date : 1774
    Dimension : 49 x 60 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Achat en 2013 avec le soutien du Club des mécènes
    Localisation : SA11 - Salle 11

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    Ce tableau, rapidement diffusé par la gravure, illustre le goût pour les scènes de genre dans la peinture française de l’époque. Lépicié est unanimement apprécié pour ses œuvres intimistes renvoyant le plus souvent au monde paysan. Ici, trois personnages animent la scène qui se situe dans la cuisine d'une ferme. Une femme unit les mains de deux jeunes gens sur ses genoux. Une fine lumière filtre d'une fenêtre à gauche et illumine de sa chaude clarté la pénombre de la pièce. L'artiste s'est plu à détailler avec précision le mobilier, les ustensiles et les objets qui occupent cet intérieur et forment comme une allégorie des bonheurs simples du foyer.

  • Etude de vieillard

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Anonyme français
    Date : 2ème moitié XVIIIe siècle
    Dimension : 56 x 43,2 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Legs du Général de Montella en 1877
    Localisation : SA11 - Salle 11

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    Sur un fond brun sombre, un vieil homme barbu pose en buste, légèrement de trois-quarts, dans une attitude naturelle. La tonalité dominante et la qualité de la lumière évoquent les derniers autoportraits de Rembrandt. Le peintre, inconnu, observe le modèle et, s'attardant sur un front pâle et dégarni, une peau ravagée ou une lèvre humide, il recense les dégâts de la vieillesse. Vêtu d'une veste brune portée sur une chemise au col ouvert, l'homme paraît de condition modeste. Il exprime pourtant une sorte de noblesse, due à l’intelligence de son regard et la sincérité de son sourire. Loin de manifester un sentiment de tristesse ou de fatigue, ce personnage usé par le temps semble plein de vie.

  • Baigneuses dans un parc

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Jean-Baptiste PATER
    Date : avant 1736
    Dimension : 66 x 82,5 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Achat par la Ville en 1890
    Localisation : SA11 - Salle 11

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    Jean-Baptiste Pater s'est illustré dans le genre des « fêtes galantes » comme son célèbre maître Antoine Watteau, dont il fut le plus fidèle imitateur et le seul véritable élève connu. Pater puise ses sujets dans les nouveautés culturelles de son temps : théâtre, textes de La Fontaine et de Molière, comédie italienne ou encore scènes villageoises et militaires. Des personnages aux petites têtes et à la mince silhouette sont typiques de son art.

    Dans cette toile, traitée à la manière d'une esquisse, la touche est par endroit extrêmement légère, presque fragile. Cet aspect inachevé est peut-être pour le peintre une manière de porter l'accent sur l’instabilité des êtres et des sentiments et sur l'évanescence des choses.

  • Le Flûtiste

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Jean-Antoine WATTEAU, Jean François MILLET dit FRANCISQUE LE FILS
    Date : vers 1716 - 1717
    Dimension : 55 x 45,2 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Achat en 1799
    Localisation : SA11 - Salle 11

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    Peintre de paysages comportant des monuments antiques, Francisque Millet réalise cette œuvre en collaboration avec Watteau, célèbre peintre des fêtes galantes.

    Ce dernier a exécuté les deux personnages au premier plan de la scène, évoquant les représentations de ses fameux concerts en plein air. Tandis que le flûtiste joue de son instrument, la jeune femme à ses côtés semble rêveuse. La présence des ruines dans ce paysage aux tonalités rousses, la douce lumière d'automne, l'aspect vaporeux du personnage féminin et l'ambiance paisible, tout contribue à créer une atmosphère poétique teintée de mélancolie.

  • Animaux, fleurs et fruits

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Alexandre-François DESPORTES
    Date : 1717
    Dimension : 124 x 231 cm
    Crédit : VILLE DE GRENOBLE / MUSÉE DE GRENOBLE-J.L. LACROIXDomaine public
    Acquisition : Dépôt de l'Etat en 1799
    Localisation : SA12 - Salle 12

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    Salle 12

    Cette œuvre a été commandée au peintre par le Régent Philippe d'Orléans pour le château de la Muette où vivait sa fille, la duchesse de Berry. Témoin du goût pour l'opulence sous la Régence, cette grande toile fait référence aux cinq sens d’une manière explicite. Les fruits, les roses, le chien, les instruments de musique, la partition, le paon, les textures de chaque matière en sont les acteurs. Les quatre éléments sont également présents, parmi lesquels l’eau sous la forme d’une Vénus marine sculptée sur le vase de pierre. Dans un apparent désordre, les différentes parties sont arrangées avec une science extrême où triomphe l'usage de la diagonale.

    Une autre œuvre de Desportes, Cerf aux abois atteint par la meute daté de 1742 est présenté dans cette salle.

  • Roger arrivant dans l'île d'Alcine

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Hyacinthe COLLIN DE VERMONT
    Date : vers 1740
    Dimension : 386 x 460 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Dépôt du musée du Louvre en 1872
    Localisation : SA12 - Salle 12

    Détails

    Ce carton de tapisserie aux tons rosés, verts pâles et jaune citron, jamais réalisé par les Gobelins, est caractéristique du style de l'artiste. Roland furieux, le poème épique écrit par l'Arioste au début du XVIe siècle, est illustré ici par le moment où Roger, chevalier victime d'une prophétie maléfique, aborde sur une l’île de la sorcière Alcine. Dotée de pouvoirs redoutables elle se présente sous les traits d'une ravissante jeune femme. Tel un metteur en scène, le peintre a savamment dispersé autour d’eux plusieurs groupes secondaires de personnages décalés en profondeur et de putti s'affairant à divers endroits.

  • La Crucifixion de saint André

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Jean II RESTOUT
    Date : 1749
    Dimension : 360 x 285 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Saisie révolutionnaire en 1799 (provient de la collégiale Saint-André de Grenoble).
    Localisation : SA12 - Salle 12

    Détails

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    Restout s’affirme comme l’un des peintres d’histoire les plus important de sa génération. Neveu et élève de Jean Jouvenet, il prolonge la tradition des grandes compositions mouvementées de la fin du XVIIe siècle. Ses grands tableaux d’église ont fait sa gloire, telle cette œuvre peinte pour la collégiale Saint André de Grenoble.

    Fondé sur le croisement des diagonales, l’agencement des personnages s’ordonne ici autour du saint placé, au centre de la toile, sur une croix en X. Avec un sens extrême de l'économie, Restout restreint sa palette à des bruns et des gris d'une grande variété de nuances complétés de verts et de bleus. Les attitudes complexes et mouvementées ainsi que le rendu de la lumière dans un ciel orageux confèrent à cette œuvre une composante baroque.

  • Proserpine ornant la statue de Cérès sa mère avec des fleurs qu'elle et ses compagnes viennent de cueillir : Pluton en devient amoureux, dit aussi L'Enlèvement de Proserpine ou Le Sacrifice à Cérès

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Joseph-Marie VIEN
    Date : 1757
    Dimension : 320 x 320 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Dépôt du Musée du Louvre en 1872
    Localisation : SA13 - Salle 13

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    Salle 13

    L'histoire de Proserpine est relatée dans les Métamorphoses d'Ovide. Fille de Cérès (déesse des récoltes) et de Jupiter, elle fut enlevée par son oncle Pluton, dieu des enfers.

    De grand format carré, la composition est divisée par une diagonale. À gauche, un décor végétal sert de toile de fond à une scène bucolique. À droite, jaillissant des enfers sur son attelage, le ravisseur n'a d'yeux que pour sa victime. Dans le lointain, l'Etna, demeure mythique de Pluton, ajoute une note terrible à la scène.

    Le coloris vif et enjoué, pour l'évocation des jeunes femmes, s'assombrit pour celle du dieu et de ses coursiers. Prosperpine séjournera la moitié de l’année sur terre et l’autre moitié sous terre avec son époux, donnant ainsi le sens du cycle inexorable des saisons.

  • Cléopâtre avalant le poison

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Charles Antoine COYPEL
    Date : 1749
    Dimension : 220 x 285 cm
    Acquisition : Musée du Louvre
    Dépôt au Musée de Grenoble en 1873

    Localisation : SA12 - Salle 12

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    Fasciné dès ses débuts par le théâtre, Coypel conçoit ses tableaux comme des représentations théâtrales et pousse au plus loin l’expression des passions.

    Cléopâtre avalant le poison est inspiré d’une tragédie de Corneille dont l’artiste met en scène le dénouement, tout comme pour l’Alceste d'Euripide. Les intrigues complexes engendrent des compositions théâtralisées de même nature dans les deux œuvres. Les personnages, disposés en frise, occupent toute la largeur du tableau dans un décor d’architecture monumental, adouci par le drapé des tentures. La décoration du sol dallé favorise un puissant effet de perspective relayé par le rythme ascendant des colonnes tronquées.

    Ces deux tableaux étaient des cartons de tapisserie destinés aux Gobelins

  • Vue du lac d'Albano

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Nicolas-Didier BOGUET
    Date : 1795
    Dimension : 178 x 260 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Don du Général Marchand en 1845
    Localisation : SA13 - Salle 13

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    Boguet est l'un des principaux représentants français de la tradition du paysage italianisant au XVIIIe siècle. Il s'inspire le plus souvent de sites réels, comme ici le lac d'Albano, situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Rome.

    La composition comporte un premier plan aux couleurs automnales largement ouvert sur la ligne d'horizon placée bas. De part et d'autre, une colline et un groupe d'arbres encadrent l'espace. La perspective plongeante oriente le regard sur le lac noyé dans une brume matinale aux tons froids. Dans ce panorama grandiose, lavandières, troupeaux et bergers incarnent la note pastorale indispensable à cette évocation bucolique. L'aspect menaçant de l'arbre penché altère légèrement cette sérénité et constitue un motif pittoresque.

  • L'Entrée du Grand Canal, avec Santa Maria della Salute et le canal de la Giudecca, vue de l'extrémité occidentale du Môle

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : CANALETTO (Giovanni Antonio CANAL, dit)
    Date : vers 1726 - 1728
    Dimension : 194 x 204 cm
    Crédit : VILLE DE GRENOBLE / MUSÉE DE GRENOBLE-J.L. LACROIXDomaine public
    Acquisition : Achat à M. Charles Auguste George en 1842
    Localisation : SA14 - Salle 14

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    Salle 14

    Inspiré de la veduta inventée par Luca Carlevaris au début du siècle, Canaletto enrichit la formule de ses panoramas par des perspectives grandioses et des jeux de lumière savants.

    Il représente ici l’entrée du Grand Canal à Venise, avec la pointe de la Dogana (la Douane) et l’église de la Salute. L’ambiance orageuse est révélée par de multiples effets de transparence et de reflets peints à l’aide de tonalités froides. Le format presque carré (dû à l’utilisation de la chambre noire), laisse place à une large portion de ciel où filtre une lumière dont les accents dorés magnifient les architectures. Les vêtements et turbans des figures qui animent le quai constituent les seules touches de couleurs vives dans un camaïeu de tonalités ocre.

  • Le Doge de Venise porté par les gondoliers, après son élection sur la place Saint-Marc

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Francesco GUARDI
    Date : vers 1770
    Dimension : 67 x 100 cm
    Crédit : VILLE DE GRENOBLE / MUSÉE DE GRENOBLE-J.L. LACROIXDomaine public
    Acquisition : Dépôt de l'Etat en 1811
    Localisation : SA14 - Salle 14

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    Influencé par Canaletto, Guardi s’en distingue par l’amplitude de ses perspectives, une lumière argentée et le traitement nerveux de multiples personnages qui peuplent ses compositions. La vie vénitienne, les fêtes et les cérémonies font de lui un chroniqueur des événements de son temps. L’élection du doge en 1763 est le sujet de ce tableau appartenant à un ensemble de douze peintures .

    Transporté à dos d’hommes sur la place Saint-Marc, le doge jette à la foule des monnaies d’or et d’argent frappées à son nom. Le passage ouvert par les gondoliers avec leurs longs bâtons souligne la rigoureuse perspective linéaire. Le dynamisme de la scène, due à l’intense activité qui y règne ainsi qu’à la forte vibration de la lumière et des couleurs, souligne la vivacité narrative de la composition.

  • Paysage montagneux sous la neige avec diligence

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Francesco FOSCHI
    Date : XVIIIe siècle
    Dimension : 100 x 136 cm
    Crédit : VILLE DE GRENOBLE / MUSÉE DE GRENOBLE-J.L. LACROIXDomaine public
    Acquisition : Achat en 1807
    Localisation : SA14 - Salle 14

    Détails

    Le thème de la nature sous la neige, fréquent dans la peinture nordique des XVIe et XVIIe siècles, est très peu représenté par les peintres italiens.

    Foschi s’est pourtant spécialisé dans les paysages de neige animés de personnages : trois d’entre eux sont conservés au musée de Grenoble. Le site évoqué ici par l’artiste est grandiose. Eau, neige, arbres, rochers, cascade, bans d’oiseaux et personnages et villages dans le lointain se conjuguent dans l’air glacial et pur d’une journée ensoleillée. Foschi doit l’efficacité et la poésie de ses peintures tant à des inventions personnelles qu’à l’observation de la réalité.

  • Prédication de saint Paul aux Romains

    Médium : Huile sur toile
    Auteur : Giovanni Paolo PANNINI
    Date : 1742
    Dimension : 61 x 74 cm
    Crédit : Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. LacroixDomaine public
    Acquisition : Achat par la Ville en 1830

    Détails

    Établi à Rome à partir de 1715, Pannini découvre les ruines de l’Antiquité et devient l’illustrateur infatigable des sites antiques et de la vie romaine. Il se spécialise dans la représentation de caprices architecturaux rassemblant arbitrairement différents monuments de la ville.

    Associant les prédications des apôtres Paul et Pierre à des paysages enrichis de ruines historiques, les deux tableaux du musée de Grenoble sont conçus comme des pendants (voir le second tableau).

    Les motifs de bas-relief présentant des personnages sculptés, très semblables dans leurs proportions et leurs attitudes aux acteurs vivants qui les entourent, attestent de son exceptionnel talent de scénographe.