Oushebti de Psamétik né de Sbarekhy

Egypte, Saqqara
VIe siècle av. J.-C. - Ve siècle av. J.-C.
Faïence égyptienne bleue
18 x 4,5 x 3 cm
Crédit photographique :
Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. Lacroix
Acquisition :
Don de Gabriel de Saint-Ferriol, fils du comte Louis de Saint-Ferriol, en 1916
Localisation :
SA59 - Salle 59

Voir sur navigart

Les oushebtis, aussi nommés chabtis ou chaouabtis, sont des statuettes représentant le défunt comme une momie ou comme un vivant. Elles furent produites dès le Moyen Empire (2045-1700 av. J.-C.) et jusqu’à la fin de l’Antiquité égyptienne.

Dans l’Ancienne Égypte, le défunt, après une série d’épreuves, pouvait atteindre le monde des morts. Ce dernier est décrit dans les textes funéraires comme une contrée fertile dans laquelle le mort disposait de tout ce qui lui était nécessaire pour poursuivre la vie qu’il menait sur terre. Toutefois, il devait en contrepartie assurer de lourdes corvées pour entretenir cette terre. C’est alors qu’entraient en scène les oushebtis qui avaient pour mission d’accomplir ces tâches à la place du défunt.

L'objet est en faïence égyptienne de couleur bleue. D’aspect momiforme, il tient dans ses mains les outils nécessaires aux corvées qui lui incombent, des houes et une corde retenant un sac porté sur le dos.

Une inscription de huit lignes identifie le défunt comme étant « Psamétik, qu’a mis au monde Sebarekhyt » et présente le chapitre 6 du Livre des Morts indiquant la fonction de cet oushebti.

Chapitre 6 du Livre des Morts :
Formule pour faire qu’un chaouabti [oushebti] exécute les travaux pour quelqu’un dans l’empire des morts. Paroles dites par N. Qu’il dise : « Ô cet chaouabti de N., si je suis appelé, si je suis désigné pour faire tous travaux qui sont faits habituellement dans l’empire des morts, eh bien ! L’embarras t’(en) sera infligé là-bas, comme quelqu’un à sa tâche. Engage-toi à ma place à tout moment pour cultiver les champs, pour irriguer les rives, et pour transporter le sebbakh [limon fertile utilisé comme engrais] de l’Orient vers l’Occident, « Me voici ! », diras-tu. »
D’après Barguet (P.), Le livre des Morts des anciens égyptiens, Éditions du CERF, Mesnil-sur-l’Estrée, 1967, p. 42.

Découvrez également...