Cercueil anthropoïde de Psamétik fils de Sbarekhy

Egypte
VIe siècle av. J.-C.
Toile de lin encollée et enduite (cartonnage), bois.
188 x 54 x 46 cm
Crédit photographique :
Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. Lacroix
Acquisition :
Don de Gabriel de Saint-Ferriol, fils du comte Louis de Saint-Ferriol, en 1916

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Dans la tombe, "demeure d'éternité", le cercueil reçoit et protège le corps momifié. Il demeure le reflet de la condition sociale : d'or et d'argent pour le roi, de bois pour les gens fortunés et les fonctionnaires.
C'est à cette dernière catégorie qu'appartient celui de Psamétik. Le cercueil prend ici l'apparence d'un mort ceint de bandelettes, à l'image d'Osiris, premier roi mythique momifié. Psamétik est coiffé d'une lourde perruque ; le visage peint en vert, couleur d'Osiris, porte également la barbe recourbée du dieu. Le collier rouge, bleu et or couvre une partie du gorgerin de perles multicolores. Sur le ventre, tenant la plume de Maat dans chaque main, la déesse céleste couronnée du disque solaire étend ses ailes. De chaque côté se distinguent les déesses sœurs, Isis et Nephtys présentes lors de la momification d'Osiris. Les jambes sont couvertes de colonnes de hiéroglyphes, textes protégeant le mort. De part et d'autre, les quatre fils d'Horus dans leur gaine momiforme : Douamoutef (tête de chacal), Qébehsénouf (tête de faucon), Hâpi (tête de babouin) ainsi qu'Imséti (tête d'homme) veillent à la conservation des viscères du défunt. Au registre inférieur, le dieu Anubis, couché sur son naos protège la tombe.
La fraîcheur de la palette colorée alliée à la précision du dessin fait de ce cercueil une œuvre exceptionnelle. Soustraite au regard des vivants, la virtuosité des artisans égyptiens répond ici parfaitement aux exigences de la religion : assurer pour l'éternité la survie du défunt.

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